Créer une société offshore à Dubaï : étapes, conditions et budget
Société de zone franche ou société mainland aux Émirats arabes unis : pas d’impôt sur le revenu, détention 100 % étrangère, visa de résidence via la zone franche et accompagnement bancaire. Nous structurons votre société offshore à Dubaï de A à Z, en français.
Créer une société offshore à Dubaï , c’est constituer une structure aux Émirats arabes unis — le plus souvent une société de zone franche (free zone), qui ouvre droit à un visa de résidence — dans un pays sans impôt sur le revenu, où l’impôt sur les sociétés ne dépasse pas 9 %. La démarche est légale dès lors que la société dispose d’une substance réelle et que les revenus rapatriés sont déclarés au niveau du dirigeant, dans son pays de résidence. Elle suppose une licence auprès d’une zone franche, un siège social aux Émirats et le respect des obligations de transparence (bénéficiaires effectifs, CRS).
La place préférée des entrepreneurs internationaux
Trois logiques poussent à immatriculer une structure offshore aux Émirats : alléger légalement l’impôt sur les bénéfices, organiser une détention d’actifs ou protéger un patrimoine, et structurer une activité internationale dans une juridiction de premier plan. Porté par le centre financier de Dubaï et ses tribunaux de common law, l’émirat répond aux trois, avec un environnement sans impôt sur le revenu et une stabilité rare dans la région.
Fiscalité allégée
Pas d’impôt sur le revenu ; impôt sur les sociétés de 9 % seulement au-delà de 375 000 AED, 0 % en zone franche sur les revenus qualifiants.
Détention à 100 %
Propriété étrangère intégrale en zone franche et, depuis 2021, sur la plupart des activités mainland.
Confidentialité
Registre des actionnaires et des bénéficiaires effectifs non public, communiqué aux seules autorités compétentes.
Place financière
DIFC en common law, DMCC et un hub bancaire au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique.
La confidentialité offerte n’est pas un anonymat : autorités fiscales et banques accèdent aux bénéficiaires effectifs dans le cadre de l’échange automatique d’informations (CRS) et des règles anti-blanchiment, et les Émirats ont quitté la liste grise du GAFI en février 2024. Logée dans une entité distincte, l’activité cloisonne les responsabilités, un litige n’atteignant pas le patrimoine privé du dirigeant. Reste un signal de sérieux : une juridiction régulée, dotée de tribunaux de common law au DIFC, facilite les relations d’affaires.
Tout pour créer votre structure aux Émirats
Une structure offshore aux Émirats n’est plus réservée aux multinationales : consultants, holdings familiales, sociétés d’investissement et négociants y recourent pour structurer une activité internationale, du commerce international à la détention d’actifs. Les zones franches de Dubaï (DMCC, IFZA, Meydan) et leurs services aux entreprises rendent la création accessible à distance, avec une détention étrangère à 100 % et un capital librement défini. Le vrai sujet n’est pas seulement de réduire l’impôt, mais d’obtenir un cadre stable, faiblement taxé et reconnu. Nous couvrons chaque maillon, de l’immatriculation à la conformité.
L’argument fiscal reste le plus cité, et le plus mal compris. Une société de zone franche peut être imposée à 0 % sur ses revenus qualifiants et aucune société n’est taxée sous 375 000 AED de bénéfice ; les revenus rapatriés (dividendes, éventuellement salaire) restent, eux, imposables au niveau du dirigeant ou des bénéficiaires, dans leur pays de résidence. La frontière entre optimisation et évasion tient à un mot, la transparence : optimiser réduit légalement la charge en déclarant tout et en justifiant d’une substance réelle, dissimuler reste illégal partout.
📝
Immatriculation
Constitution de la société (zone franche ou mainland), licence commerciale et siège social aux Émirats inclus.
- ✓ Zone franche ou mainland
- ✓ Licence incluse
- ✓ Siège social aux Émirats
🏦
Banque & paiements
Accompagnement à l’ouverture d’un compte bancaire aux Émirats (Emirates NBD, Mashreq, WIO) ou auprès d’une banque d’affaires numérique.
- ✓ Compte Emirates NBD / WIO
- ✓ Introduction bancaire
- ✓ Dossier KYC préparé
📊
Conformité & fiscalité
Substance économique, enregistrement à l’impôt sur les sociétés et à la TVA, déclaration des bénéficiaires effectifs et conseil fiscal international.
- ✓ Rappels d’échéances
- ✓ Substance et conformité
- ✓ Conseiller dédié
Votre société offshore en 4 étapes
La constitution suit une séquence où l’ordre compte : on choisit d’abord la structure (zone franche ou mainland) et l’activité, on prépare le dossier KYC et les statuts, puis on active la société auprès de l’autorité compétente et l’accompagnement bancaire. Sauter une étape allonge les délais et multiplie les allers-retours.
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1
Votre projet
Cadrage : activité, type de société et nom à vérifier auprès de la zone franche.
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2
Constitution
Dépôt des statuts et de la demande de licence auprès de l’autorité de la zone franche compétente.
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3
Conformité
Déclaration des bénéficiaires effectifs, enregistrement à l’impôt sur les sociétés et mise en place de la substance.
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4
Lancement
Accompagnement bancaire engagé, documents et visa de résidence remis. Votre société est opérationnelle.
L’étape la plus sensible reste d’ouvrir un compte bancaire à Dubaï : les banques examinent l’origine des fonds, la nature de l’activité et l’identité des bénéficiaires. Préparer ces justificatifs en amont accélère la procédure. Une société se constitue vite, mais se garde en règle toute l’année, licence, déclaration fiscale et bénéficiaires effectifs compris.
Structure offshore ou société locale : que choisir ?
| Critère | Société offshore | Société française |
|---|---|---|
| Fiscalité société | 0 %–9 % aux Émirats | IS 25 % (taux normal) |
| Confidentialité | Registres non publics | Comptes déposés au greffe |
| Gestion | Souple, à distance | Encadrée localement |
| Profil idéal | Holding, activité internationale | Activité 100 % française |
Une société de zone franche ou offshore convient à une activité internationale, une holding ou une détention d’actifs hors du pays de résidence, et le choix parmi les types de sociétés à Dubaï dépend de cette activité ; une société locale s’impose quand les clients, les fournisseurs et le dirigeant se trouvent dans le même pays. Le bon choix dépend de la substance réelle de l’activité, pas du seul taux d’imposition : sans elle, l’avantage des Émirats se fragilise.
Combien coûte la création de votre structure ?
| Prestation | Ce qui est couvert | Récurrence | Budget indicatif |
|---|---|---|---|
| Constitution (zone franche / offshore) | Licence, statuts, immatriculation | Une fois | Compris dans le pack |
| Licence + siège | Adresse et conformité aux Émirats | Annuel | Compris la 1ʳᵉ année |
| Substance et déclarations | Corporate Tax, TVA, bénéficiaires | Annuel | Selon l’activité |
| Pack clés en main de A à Z | De la constitution au compte bancaire | Variable | Sur devis |
Le budget réel dépend de la zone franche choisie, de l’activité, du nombre de visas et du type de bureau : il varie fortement, d’où un chiffrage sur devis. À ces honoraires s’ajoutent les frais officiels de licence et de renouvellement (de l’ordre de 10 000 à 30 000 AED par an selon la zone) et, le cas échéant, l’impôt sur les sociétés de 9 % au-delà de 375 000 AED de bénéfice : des montants statutaires, distincts des honoraires d’un prestataire. Un dossier bien préparé évite les rejets bancaires, principale source de retard et de surcoût.
Ils ont structuré leur activité avec nous
« Notre holding à Dubaï a été constituée sans accroc, avec un accompagnement bancaire sérieux. Tout en français et à distance. »
« Enfin un interlocuteur qui explique la substance et la conformité offshore au lieu de promettre l’impossible. »
« La société en zone franche DMCC nous a permis de structurer notre négoce international proprement. Cadrage juridique impeccable. »
Fiscalité : ce qu’il faut anticiper
La fiscalité ne se résume jamais au taux affiché. La fiscalité à Dubaï se lit à deux niveaux : la société relève de la fiscalité émirienne (souvent 0 % en zone franche sur les revenus qualifiants, et 0 % sous 375 000 AED de bénéfice), tandis que les revenus rapatriés (dividendes, éventuellement salaire) s’imposent au niveau du dirigeant, dans son pays de résidence. La société n’y est imposable que si elle y a un établissement stable ou y est réellement dirigée. La vraie question n’est donc pas le seul taux, mais la substance de l’activité et le lieu de sa direction.
| Juridiction | Impôt sociétés | TVA | Particularité |
|---|---|---|---|
| Émirats arabes unis | 0 %–9 % | 5 % | Convention France-EAU (1989) |
| Hong Kong | 16,5 % | Aucune | Imposition territoriale |
| Singapour | 17 % | 9 % | Imposition territoriale |
| Royaume-Uni | 25 % | 20 % | Constitution rapide et reconnue |
Au-delà des taux, la convention fiscale entre le pays de résidence et les Émirats fixe le traitement réel des bénéfices. La France et les EAU sont liés par une convention de 1989 qui élimine la double imposition par crédit d’impôt. Un point mérite d’être anticipé : l’établissement stable. Une société réellement dirigée depuis votre pays peut y devenir imposable, quelle que soit son immatriculation à Dubaï — d’où l’intérêt de situer la direction effective là où l’activité vit.
Structure offshore ou société locale : que choisir ?
Le réflexe d’immatriculer à Dubaï n’est pas toujours le bon. Pour une activité dont les clients, les fournisseurs et le dirigeant tiennent dans un seul pays, une société locale reste plus simple, mieux comprise des banques et plus facile à piloter. L’offshore ajoute une complexité qui ne se justifie que par un bénéfice concret : faible imposition d’une holding, détention d’actifs internationaux, joint-venture entre partenaires de pays différents, ou implantation au carrefour du Golfe. Les avantages fiscaux de Dubaï — pas d’impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés plafonné à 9 % — sont réels, mais se comparent toujours à ceux d’autres juridictions et au coût de la substance.
La société émirienne prend tout son sens quand l’activité est elle-même internationale : holding détenant des participations dans plusieurs pays, négoce, détention de propriété intellectuelle ou d’actifs, structuration d’un fonds. L’arbitrage se fait à froid, en comparant le gain net, le surcoût administratif annuel (licence, substance, enregistrement fiscal) et le risque de requalification si la substance économique fait défaut.
Quelques erreurs reviennent assez souvent pour mériter votre vigilance avant de vous lancer.
- › Choisir Dubaï pour la fiscalité sans vérifier qu’une banque acceptera d’ouvrir un compte à la société — un point à cadrer en amont selon la structure retenue.
- › Croire que la fiscalité est nulle : depuis juin 2023, un impôt sur les sociétés de 9 % s’applique au-delà de 375 000 AED, et le taux de 0 % en zone franche suppose des revenus qualifiants et une substance réelle.
- › Oublier les obligations déclaratives dans son pays de résidence : comptes, participations et bénéficiaires effectifs compris.
- › Confondre confidentialité et opacité : à Dubaï comme ailleurs, dissimuler des revenus reste illégal, et les Émirats échangent les informations bancaires (CRS).
Le facteur temps mérite aussi sa place. Une société locale se modifie facilement à mesure que l’activité évolue, tandis qu’un montage offshore se restructure plus lentement et plus cher. Beaucoup d’entrepreneurs gagnent à démarrer simplement, puis à internationaliser leur structure quand le chiffre d’affaires et la clientèle étrangère le justifient réellement. Anticiper ces points transforme un projet risqué en démarche maîtrisée.
Vos questions, nos réponses
Une société offshore à Dubaï est-elle légale ?
Oui, détenir une telle structure aux Émirats est parfaitement légal dès lors que la société dispose d’une substance réelle, que les revenus sont déclarés et que les obligations fiscales de votre pays de résidence sont respectées. L’illégalité vient de la dissimulation, jamais de l’implantation aux Émirats en elle-même. Un montage transparent résiste à un contrôle.
Dois-je résider à Dubaï pour créer ma société ?
Non. Une société de zone franche ou offshore s’ouvre aux non-résidents : aucune condition de nationalité n’est exigée et la création se fait à distance. La structure peut même ouvrir droit à un visa de résidence émirien. Un siège social aux Émirats et, pour une offshore, un agent agréé restent obligatoires. Vous pilotez la société à distance, en gardant à l’esprit vos obligations déclaratives dans votre pays de résidence.
Quel délai pour être opérationnel ?
La constitution auprès d’une zone franche est rapide, souvent quelques jours une fois le dossier KYC complet. L’étape déterminante reste l’ouverture du compte bancaire, qui dépend des justificatifs et de l’activité, et prend généralement quelques semaines. Préparer l’origine des fonds et la substance en amont accélère nettement l’ensemble.
Vais-je être imposé deux fois ?
Une société de zone franche peut être exonérée sur ses revenus qualifiants. Ce que vous rapatriez (dividendes, éventuellement salaire) s’impose ensuite au niveau du bénéficiaire, dans son pays de résidence ; la société, elle, n’y est imposée que si elle y a un établissement stable. C’est le droit interne de votre pays et la convention France-EAU qui déterminent l’imposition. Un conseil fiscal aide à cadrer le rapatriement de vos fonds et à éviter la double charge.
Faut-il déclarer ma société étrangère en France ?
Oui. Un résident fiscal français déclare ses participations et ses comptes détenus à l’étranger via les formulaires dédiés, et la société peut devenir imposable en France si elle y est réellement dirigée, au titre de l’établissement stable. Les règles sur les sociétés étrangères contrôlées (articles 123 bis et 209 B) visent les structures sans substance. Un conseil personnalisé reste indispensable pour cadrer votre situation.